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Définition / typologie / aquifères
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Eléments de définitions :
 
Typologie des inondations
Karst
Nappes phréatiques libres
Une inondation se produit lorsque le niveau des cours d'eau s'élève au dessus de leur lit normal, et déborde dans la plaine alluviale. Ces inondations sont le plus souvent provoquées par le ruissellement de l'eau de pluie qui tombe sur le bassin versant, ou de l'eau provenant de la fonte des neiges lors des épisodes de redoux.
En été, ou plus exactement en période sèche, les cours d'eau sont exclusivement alimentés par la vidange par gravité des nappes d'eau les plus superficielles. Lorsque cette nappe n'existe pas (sous sol argileux, marneux ou parfois de roche très dure), où lorsqu'elle est de faible importance, le cours d'eau s'assèche.
Certains se représentent une nappe d'eau comme un «lac souterrain», mais ce n'est presque jamais le cas, hormis certaines étendues d'eau très particulières que l'on trouve dans le sous-sol de massifs calcaires, que connaissent bien les spéléologues et qui font partie de ce que l'on appelle le karst.
L'immense majorité des nappes d'eau sont contenues dans des roches que l'on appelle des aquifères. Ceux-ci sont formés le plus souvent de sable et graviers, de grès, de calcaires. L'eau occupe les interstices de ces roches, c'est à dire les espaces qui séparent les grains ou les fissures qui s'y sont développées.
La nappe la plus proche du sol, alimentée par l'infiltration de la pluie, s'appelle la nappe phréatique (du grec "phréïn", la pluie). Dans certaines conditions une élévation exceptionnelle du niveau de cette nappe entraîne un type particulier d'inondation : une inondation «par remontée de nappe».
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1. Typologie des inondations par remontée de nappe :
En 2001 ces phénomènes sont fréquemment apparus dans le Nord, l'Ouest, l'Est (Champagne) et le Sud-Ouest (Poitou-Charentes) de la France. La plupart des cas de phénomènes de remontées de nappes ont été relevés :
  • soit au sein d'aquifères calcaires (Jurassique du Callovo-Oxfordien) et crayeux (Crétacé) de volume important,
  • soit en liaison avec des aquifères plus perméables et plus limités dans l'espace, mais où, en raison de la présence d'un substratum imperméable, le surplus d'eau ne pouvait que s'écouler en surface. Cela a été notamment le cas des buttes tertiaires du bassin parisien.
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    Selon les secteurs on a ainsi pu observer :
    Crues
    • une inondation généralisée dans les vallées majeures, par contribution exceptionnelle de la nappe. C'est le cas typique de la Somme.
    Vallée sèche
    • la ré-activation par des cours d'eau temporaires de certaines vallées sèches (valleuses de Normandie), où habituellement les cours d'eau ne coulent plus en surface mais uniquement dans les fissures souterraines de la roche ou dans le réseau karstique sous-jacent.
    Plateau
    • l'apparition d'étangs et de mares temporaires sur certains plateaux dans des zones de dépressions (dolines de décalcification ou anciennes carrières).
    Source temporaire
    • l'apparition de lignes de sources dans les thalwegs, bien en amont des sources habituelles.
    • des inondations par des causes secondaires : c'est en particulier le cas lorsque des ouvrages de génie-civil sous-dimensionnés ont étés éxécutés pour permettre le passage de voies d'accès pour le franchissement de vallées sèches ou de vallons qui ne coulent habituellement pas. Lors des remontées de nappes, ces ouvrages forment barrage et provoquent inondations des terrains situés en amont
    • des mouvements de terrains notamment sur des sites à pente importante. La remontée de l'eau déstabilisant la couche la plus meuble du sol et de la zone altérée de la roche. Toutefois il est difficile de les distinguer des mouvements de terrain dus à une saturation excessive et directe des sols par la pluie.
     
    D'autres phénomènes ont aussi pu être observés :
    Forage sous pression
    • dans certaines zones alluviales, la nappe sous-jacente dans la craie notamment, captée par des forages, est mise en pression. Ce phénomène provoque le jaillissement «artésien» de ces forages : dans la zone des hortillonnages d'Amiens par exemple.
    Marne
    • enfin, les effets des remontées de nappes se sont fait aussi sentir sur l'habitat et les infrastructures, même dans les cas où ces inondations n'ont pas atteint la surface : ce fut en particulier le cas de nombreux sinitres en relation avec des inondations de sous-sol.
    Pourtant, on notera que dans certaines zones possédant à la fois un sous-sol sableux et une nappe très proche de la surface, comme les Landes de Gascogne, donc caractérisées par une forte sensibilité à ces remontées de nappes, il ne s'est parfois produit aucun sinistre en 2001 car l'habitat n'y comporte généralement aucun sous-sol et des canaux de drainage y sont traditionnellement entretenus.
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    2. Les karsts :
    Dans les pays calcaires, l'eau de pluie généralement acide pénètre dans les fractures de la roche et la dissout petit à petit, donnant lieu à ce que l'on nomme le karst : c'est une morphologie particulière qui résulte de la dissolution du calcaire et donne lieu à des formes comme le lapiez en surface, les dolines et les avens, ou encore les conduits ou galeries karstiques.
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    3. Les nappes phréatiques libres :
    Par opposition aux nappes captives, les nappes phréatiques libres ne sont pas confinées par un niveau imperméable qui se trouve au-dessus d'elles.