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Contexte géologique : les grands types d’aquifères
 
Il existe deux grands types de nappes selon la nature des roches qui les contiennent (on parle de la nature de « l’aquifère ») :
  • Les nappes des formations sédimentaires.
    Elles sont contenues dans des roches poreuses (par exemple les sables, certains grès, la craie, les différentes sortes de calcaire) jadis déposées sous forme de sédiments meubles dans les mers ou de grands lacs, puis consolidées, et formant alors des aquifères. Ces aquifères sont constitués d’une partie solide (les roches précédemment citées) et d’une partie liquide (l’eau contenue dans la roche). Ces aquifères sont dits libres lorsque la surface supérieure de l’eau y fluctue sans contrainte sous l’effet des précipitations qui les alimentent, des pompages, ou de leur écoulement vers un niveau situé à une altitude moindre. Dans ce type d’aquifère, il n’y a pas de « couvercle » imperméable à leur partie supérieure, et la « pluie efficace » peut les alimenter par toute leur surface. Seules ces nappes libres peuvent donner lieu à des phénomènes de remontées. Les nappes contenues dans les mêmes roches sont en revanche appelées captives lorsqu’elles sont recouvertes par des formations étanches ; l’eau de ces aquifères est alors sous-pression et peut même parfois jaillir par des forages que l’on appelle alors artésiens. Ces aquifères captifs ne donnent jamais lieu à des remontées car leur niveau d’eau, confiné par la couche imperméable qui les surmonte, ne peut pas atteindre le sol. Ces aquifères forment le domaine des nappes sédimentaires (en vert sur la carte de France).

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  • Les nappes contenues dans les roches dures du socle.
    Il existe en revanche des roches -souvent très anciennes- dont on dit qu’elles forment le « socle », c'est-à-dire le support des grandes formations sédimentaires. Ce sont généralement des roches dures, non poreuses, et qui ont tendance à se casser sous l’effet des contraintes que subissent les couches géologiques. Quand elles contiennent de l’eau, ce n’est donc pas dans des pores comme dans le cas des roches sédimentaires, mais dans les fissures de la roche. Ces roches de socle sont présentes en France dans tout le Massif armoricain mais également dans le Massif central, le Morvan, les Alpes, les Pyrénées, les Ardennes et la Corse. Un parfait exemple en est le granite ou le gneiss. Ce type de sous-sol est donc très différent de celui des autres régions de France qui sont constituées de roches dites sédimentaires. Quand on parle des ressources en eau souterraine du domaine de socle, on préfère généralement parler d’aquifère fracturé plutôt que de nappe. En effet, à la différence des aquifères sédimentaires qui peuvent correspondre à de très vastes étendues (la craie par exemple) et dont le niveau d’eau peut être considéré comme quasi continu (ce qui permet de parler de « nappe » d’eau), il semble que ces aquifères de socle puissent être plutôt considérés comme une mosaïque de petits systèmes (la surface au sol de chacun d’eux n’excède pas en général quelques dizaines d’hectares) quasiment indépendants les uns des autres. C’est une des raisons pour lesquelles la méthodologie d’évaluation de sensibilité aux remontées de nappe est différente en domaine de socle, de celle élaborée pour le domaine sédimentaire.
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